Championnats de France de Duathlon de Bondoufle (02/04/17)

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Ce week-end se tenaient les Championnats de France de Duathlon Jeunes 2017 à Bondoufle, à côté de Paris. Cette course était ma première compétition nationale et une expérience géniale et très constructive !

Mon père et moi sommes partis pour les 6h de route environ jusqu’à Bondoufle, le samedi matin. Nous devions retrouver Adrien et les jeunes du club de Muret à 16h, au stade où allait se tenir la course pour faire le repérage du parcours et récupérer les dossards. Après avoir déposé les affaires à l’hôtel (qui était à Evry) et enfilé la tenue de vélo, direction le stade Robert Bobin de Bondoufle. Avec ses immenses gradins, sa piste en tartan et son écran géant, ce stade était vraiment superbe (mais bon, la piste de Labège est aussi bien) ! J’ai été impressionnée par le nombre de participants et de clubs différents venant de toute la France : le parking était plein de mini-bus et de vélos ; le stade grouillait de duathlètes avec leurs familles et leurs entraîneurs, habillés aux couleurs de leur club. L’ambiance m’a vraiment plu, c’était génial de voir tous ces jeunes qui viennent de partout et qui font aussi du triathlon ! On était donc dans le stade avec le club de Muret (les jeunes, les parents et Adrien) et là…l’écran géant annonce que Vincent Luis arrive dans le stade dans quelques minutes !! L’excitation est à son comble ! Je me doutais qu’il serait présent sur la course puisque le club organisateur (St Geneviève) est son club depuis toujours mais je n’imaginais pas qu’il serait si proche et qu’il viendrait rouler avec nous pour repérer le parcours vélo. On est alors parti en gros troupeau de vélos derrière la star de Bondoufle et je ne sais pas comment personne n’a chuté parce qu’on était tous serrés comme des sardines et que le parcours comprenait des demi-tours assez raides… Je suivais les filles de Muret qui essayaient de se rapprocher de Vincent Luis, tout en évitant de tomber…excellent entraînement d’équilibre (voilà Marie si tu veux nous faire bosser l’équilibre à vélo, il faut inviter Vincent Luis au club et le dire à tous les triathlètes de la région) ! Après le repérage de la partie vélo, les gens se pressaient autour de Vincent Luis pour prendre des photos et j’ai vite abandonné, découragée par la foule. Puis on est allé courir sur le parcours càp en rappelant les consignes pour la course. Le parcours càp était très sympa, avec deux boucles à faire autour du stade et deux à l’extérieur, qui nous permettaient de nous croiser et qui rendaient visible les coureurs depuis les gradins. Après le repérage, mon père me rejoint et me tend un autographe de Vincent Luis ! En effet il est toujours en train de prendre des photos mais il y a beaucoup moins de monde autour de lui. J’ai donc pu avoir ma photo avec lui ! Il était très accessible, souriant et patient avec tous les jeunes et leurs familles. Avec mon père, nous sommes partis du stade avant le briefing, car Adrien nous a dit que ce n’était pas essentiel d’y assister et qu’on était assez fatigués par le voyage. Je suis donc allée préparer les affaires pour le lendemain et prendre une bonne douche. Puis, mon père et moi avons mangé au restaurant (avec des pââââtes!!) avant de filer au dodo pour être en forme !

Le lendemain, après un bon petit dej au buffet de l’hôtel (qui était très chouette et confortable), les derniers réglages sur le vélo et l’organisation du matériel, on est retournés au stade. La course des minimes partait vers 9h alors on a bien pu observer comment se déroulaient les transitions et la course et on a eu le temps de prendre un peu nos marques (le très important repérage des toilettes, notamment). Les meilleurs minimes (filles et garçons) étaient vraiment bluffants et l’ambiance était magique avec le speaker et les images de la course en direct sur l’écran géant !  Vers 10h, j’ai pu aller m’installer dans le parc à vélo, où j’ai fait attention à repérer mon emplacement (cette fois-ci…) et à régler mon vélo sur un braquet adapté. Après un petit échauffement au milieu des autres filles sur la pelouse du stade, je me suis dirigée vers le départ. Je me sentais plutôt bien, heureuse et curieuse de découvrir l’univers de la compétition. En plus je n’avais pas trop la pression pour faire un résultat contrairement à la plupart des filles qui viennent au championnats de France depuis longtemps. J’ai encore aperçu Vincent Luis qui assistait aux courses à côté du départ et je me suis placée sur la  ligne du troisième sas. Puis c’est le départ! Ça pousse un peu sur les premiers mètres à cause du nombre important de coureuses mais je parviens à éviter la bousculade en passant sur le côté. On effectue le premier tour de piste et j’essaye de rester au niveau des filles du TTM, Marguerite, Pauline et Romane. La première course à pied se passe bien, je garde un bon rythme et je reste concentrée en essayant de toujours coller un groupe, comme le répètent les entraîneurs sur le bord. C’est important pour bien se placer sur le vélo et ne pas être seul (je pourrai d’ailleurs le constater sur la suite de la course…). On passe autour du stade, au milieu des encouragements des supporters placés sur les gradins et tout le long du parcours. Je fini la première càp assez bien placée (19ème), ma transition se passe sans problème technique et je sors vite du parc à vélo pour accrocher un petit groupe de trois dans lequel se trouvent Romane et Marguerite. Au début du parcours vélo, je parviens à rester dans leur roue mais j’ai du mal à me positionner, je ne sais pas si je dois prendre des relais…en plus la quatrième fille du groupe râle et m’engueule pour que je prenne des relais ou parce que je ne me place pas bien dans le groupe. Bref c’est assez stressant. Malgré tout, on voit un petit peloton devant nous qu’on peut essayer de rejoindre et les filles du TTM nous encouragent. Et puis arrive le premier demi-tour (le parcours comprend trois boucles assez plates avec pas mal de relances)…je manque de tomber et m’arrête presque, je n’arrive pas à relancer suffisamment pour accrocher le groupe, qui s’éloigne sans moi. Je continue donc toute seule et me fait très vite rattraper par un plus gros groupe dans lequel il y a Pauline qui m’encourage en passant. J’essaye de le prendre mais je n’arrive pas à suivre, en plus je pensais que ce peloton avait un tour d’avance sur nous. Je me retrouve donc de nouveau toute seule ! Un autre groupe me rattrape, moins rapide que les précédents. Je me positionne dedans mais arrive de nouveau le fameux demi-tour…je ralenti par peur de tomber (en plus j’ai aperçu une fille qui a chuté et qui a le visage en sang) et repasse sur le petit plateau. La relance m’est de nouveau fatale, surtout que mon vélo refuse de repasser sur la plaque ! Je vois le groupe s’éloigner et me retrouve (encore!) toute seule. Enfin, deux filles arrivent derrière moi et je parviens à rester avec elles. Elles sont assez sympas et on tourne pour prendre des relais. Quand c’est à mon tour de rouler devant, je rattrape deux coureuses devant nous et les filles m’encouragent. J’ai un moment de panique car je croyais que le parcours faisait deux boucles, mais je voit tout le monde continuer alors je demande à une des filles du groupe qui me confirme qu’il y en a bien trois à faire. Puis on arrive au stade et j’enlève mes chaussures sur le vélo sans tomber. Je rentre dans la parc, petite hésitation sur le sens dans lequel je dois mettre mon vélo, et je repars vite pour la dernière càp. Les jambes font mal mais je rattrape quelques filles. J’aperçois de loin la première car le parcours càp est composé de plusieurs « boucles » à l’extérieur du stade qui nous permettent de voir les autres concurrents. Enfin, je passe sur la piste et je m’amuse à piquer un petit sprint à quelques mètres de l’arrivée pour rattraper une fille devant moi. Elle accélère aussi et parvient de justesse à rester devant ! C’est fini !!! Je vais boire au milieu des filles agglutinées et je sors de la zone d’arrivée pour rejoindre mon père. C’était une super course, qui m’aura beaucoup appris, notamment en terme de stratégie de course. Je sais désormais ce que je dois bosser pour, je l’espère, revenir prête l’année prochaine ! Rouler en peloton, se placer dans un groupe, relancer, FAIRE DES DEMI-TOURS POTABLES…il me reste pas mal de trucs à apprendre pour progresser mais je suis très contente de cette première expérience. C’était vraiment un week-end génial, que j’ai pu en plus partagé avec mon papa !

Merci à Marie, Arnaud, Nico et Jeanne pour leurs précieux conseils !!

Maya

 

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