Ronde givrée 2016 – Intérieur course

Arthur et François ont participé à la Ronde Givrée, le dimanche 31 janvier…podium !!!
Bravo à eux et à leur équipe !

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Le récit d’Arthur

Dimanche 31 Janvier 2016, la météo n’est pas vraiment clémente, le crachin est coincé sur la montagne noire. Pourtant 450 équipes vont quand même parcourir les 60 km de la Ronde Givrée à Castres. Pour moi, c’est la deuxième édition. Je vais essayer de vous raconter mon impression et mon ressenti de cette course pas comme les autres.

Départ de Toulouse à 7h30, à mon arrivée, je trouve François sur le parking. C’est notre joker de luxe après l’abandon d’un coéquipier. Triathlète il préfère le vélo et la course à pied en montagne mais ne s’est jamais vraiment jaugé sur un 10 km sec à peu près plat. C’est l’occasion pour lui de faire son temps de référence pour 2016.

Dès notre poignée de main les doutes commencent, il fait 11°C mais la pluie et le vent nous refroidissent, quelle tenue ? Certains s’échauffent en minimaliste, d’autres partent pour un raid dans la neige. Nous craignons tous les deux le froid, et finalement nous jouons la sécurité en gardant le thermique et les gants. Mieux vaut avoir un peu chaud que perdre de l’énergie transit de froid pendant la course. Nous ne regretterons pas ce choix quand la pluie s’intensifiera pendant la course.

Nous retrouvons Sylvain dans le parc des expos en short t-shirt. Il a son air chambreur « Oh il fait bon vous allez pas courir comme ça ! ». C’est notre premier relayeur, ainsi qu’un bon anti stresse à raconter des conneries jusque sur la ligne de départ. Traileur dans l’âme, il aime les cailloux et les rempailloux. Il vient rarement sur les routes mais, aujourd’hui, c’est exceptionnel ! C’est le principe du relais et de faire le mieux possible en équipe. Notre quatrième coureur arrivera plus tard.

9h00 top départ, les 450 premiers coureurs s’élancent pour un parcours de 16 km. La course dans la course commence pour moi. L’exercice du relais est plus compliqué qu’il n’y paraît, il est nécessaire de connaître l’estimation du temps du collègue pour limiter son temps passé dans le sas du départ. Je me souviens, l’an passé, avoir perdu une énergie folle à attendre mon relayeur qui flirtait avec la barrière horaire. Cette année, on joue la sécurité, François rentrera dans le sas 5 min avant le temps escompté de Sylvain. Les premiers sont déjà de retour 18 km/h de moyenne 52 min pour les 16 km. Le ton est donné, à la Ronde Givrée pour jouer la gagne il ne faut pas trier des lentilles. Sylvain arrive un peu plus tard dans son temps estimé, 1h05 min. Il passe le relais à François nous sommes 37ième au général.

L’important pour moi est de déclencher les chronos pour savoir quand François arrivera. Je regarde ma montre et j’essaye de me détendre. Il y a une ambiance particulière dans ce parc des expositions un mélange entre l’anxiété et l’euphorie. Le boucan couvre presque les commentaires du speaker qui annonce déjà le retour des premiers. 34 min qu’ils sont partis à peine sur ce parcours de 10,3 km! Il y a un monde entre eux et nous.

J’ai encore un peu de marge avant que François n’apparaisse à l’écran de l’arrivée. J’en profite pour me faire monter un peu le cardio dans la zone de relais en piétinant. Je connais le profil de mes 15,2 km et je sais qu’il faut être à bloc dès le départ.

Je l’aperçois qui arrive avec sa grande foulée. Il va boucler ses 10,3km en 40min. Je me tiens prêt, je n’entends plus rien autour de moi, j’ai juste le temps de jeter un œil sur le classement : 21ième ! Sacrée remonté qu’il vient de nous faire. A moi de faire la différence pour rentrer dans les 20 premières équipes.

Sortie du hangar la pluie me rappelle pourquoi j’ai mis les manches longues. 500 m de plat et je suis parti pour monter pendant 5 km. Secrètement, j’espère arriver en haut avec une moyenne de 14 km/h. Je pourrais reprendre du temps dans la descente et finir sous l’heure de course. Les deux coureurs devant moi sont vite rattrapés, est-ce qu’il gèrent, est ce que je suis parti trop vite ? Trop tôt pour le dire. Je me souvenais que ce parcours montait mais pas autant. Je souffre, le souffle s’accélère. Je vois le ravito du 5ième enfin… Mentalement ça fait du bien surtout quand je jette un œil à ma montre. 14km/h de moyenne, je suis dans mon temps.

J’ai 3 km de descente et 1km de plat pour remonter ma moyenne au dessus de 15km/h. Devant moi trois coureurs sont à 300 m. J’ai espoir de les reprendre dans la descente. Je jette un œil au chrono, 20km/h avec des pointes à 22 ça ferraille, mais les cuisses semblent tenir le coup. Les coureurs devant moi ne semblent pas lâcher prise. L’écart ne bouge pas. Je réserve mon effort sur le plat pour le 9 et 10ième kilomètre, un joli rédard nous attend. Je ferais peut être la différence à ce moment là pour revenir. La pluie s’intensifie et quelques bourrasques soignent mon mental.

Le voilà qui se dresse devant nous, le 9ième kilomètre. Les concurrents devant moi volent en éclat, je n’en espérais pas tant. Deux coureurs marchent, je fais mon effort et reviens sur eux. Un faux plat nous attend avant notre dernier effort à la fin du 10ième km. Je décide de ne pas baisser le rythme dans cette côte pour réellement décrocher les coureurs que j’avais repris. Ça marche ! Arrivé en haut, je jette un œil à ma montre 4min07/km, c’est encore jouable, il va falloir cravacher, mais c’est encore jouable. Il me reste 4 km de descente à faire à bloc. Au loin devant, un ou deux coureurs seront intouchables pour moi.

Je décide de terminer à bonne allure pour lancer notre quatrième relayeur avec ses concurrents proches. Le dernier kilomètre sonne à ma montre wahou je suis à 15km/h de moyenne, ça me motive pour terminer proprement. J’entends la musique de la zone de relais. Ca ne sert plus à rien d’en garder sous la pédale ce dernier kilomètre à plat est traitre si on ne prend pas le rythme immédiatement. Je me fais violence pour rester à 16km/h, dernier virage, je passe devant la caméra et je vois au fond mon collègue qui est prêt à partir. On se tape dans la main je balbutie un « alleeez » et je m’arrête pour reprendre de l’air. Les bénévoles m’ont déjà enlevés la puces chrono je tiens à peine debout, je m’appuis sur la barrière tête baissée, mon équipe vient me congratuler. François me dit « 59min 41s ! On est 17ième !» Soulagement, je suis passé sous l’heure, et on vient de rentrer dans le top 20 je vais pouvoir récupérer sans regret.

Il n’y a plus qu’à attendre le retour de Gwenaël, un pur coureur, capable de tomber un 10km en 35 min. Son parcours fait 18km et comporte un joli morceau de trail. La pluie ne cesse de tomber et le temps défile. Dans le parc des expositions, nous attendons le retour de notre relayeur pour terminer les 700 derniers mètres et passer la ligne ensemble. Sans surprise les premiers arrivent avec une moyenne de 17km/h sur l’épreuve nous sommes loin de ces athlètes. Nos yeux sont maintenant rivés sur le classement. La victoire au général n’était pas un objectif mais une bonne place dans le classement challenge Corpo-Entreprise est à notre portée. Gwenaël n’arrive pas, la montre tourne, et nous craignons tous une défaillance. Les équipes défilent, 12ième, 13ième, 14ième… Les premiers du challenge entreprise arrivent. Nous ne sommes pas loin le podium est à notre portée. Sommes nous 2ième ? 3ième ? 4ième ? tout va se jouer dans un mouchoir de poche.

Le voilà enfin ! Il n’a pas besoin de parler son visage en dit long, il a passé un sale moment. Les crampes ont commencées au 14ième kilomètre ce qui l’a obligé à lever le pied sur la fin du parcours. Il a juste le temps de nous demander de l’aider pour terminer ces 700m. On finira en 4h12 cette ronde givrée 2016, à la 19ième place au scratch. Dans la confusion nous ne savons pas si nous sommes 2 ou 3ième en challenge entreprise. Mais ce qui est certain c’est que nous sommes tous hyper contents de notre performance.

L’annonce du podium arrive nous sommes impatient et inquiet, « …l’équipe qui termine à la deuxième place est l’équipe SIREA… suivi à la troisième place de l’équipe IUT 1». Pour 20 secondes de retard nous montons sur la 3ième place du podium. La déception est vite oubliée, remplacée par un sentiment de fierté d’avoir fait le job en ce dimanche matin du 31 Janvier. Il ne nous en faudra pas plus pour nous fixer les objectifs de l’édition 2017… monter sur la plus haute marche !

Le récit de François

Pour moi, cette ronde givrée a débutée par un post sur notre forum de la part d’Arthur : « Recherche coureur remplaçant pour un relais à la ronde givrée dimanche prochain ».

Même si courir sur du plat et de la « route » me déplaît de prime abord, je me dis pourquoi pas, autant se tester dans ce genre d’exercice court et sortir un peu des cailloux. Rendez vous pris avec Arthur et sa fière équipe dimanche 31 janvier à 9h.

L’arrivée sur place se fait peu avant le départ de la course, sous un petit crachin pénétrant agrémenté d’une légère brise vivifiante (chouette !). Rencontre avec Sylvain le premier relayeur et Gwen qui prendra le dernier relais. Ils me font un super accueil, et je sais déjà que cette journée ne pourra être que bonne, quel que soit le résultat.

Sylvain le traileur est parti avec une première boucle de 15,2km à effectuer. Je pars me changer et m’échauffer.

Il arrive en 1h05 en 37ème position au général : c’est à moi. Une tape dans la main et vamos ! Etant novice dans la discipline (10Km) je ne sais pas comment organiser mes allures et décide de partir à 14,5 km/h histoire de garder du jus pour la deuxième moitié de parcours.

Le chemin stabilisé du début laisse bientôt place à un petit chemin boueux suivant l’Agout. Je dépasse 4-5 concurrents et franchis le ravito qui se trouve à mi-course, il n’est bien sur pas question de s’y arrêter boire un verre !

Je décide d’accélérer l’allure et de passer à 15,5km/h, pour atteindre mon objectif : moins de 40min au 10km. Il ne sera pas atteint, parti trop lentement je termine ma courte étape en 40min24, 21ème au général mais ne sachant pas où se trouvent nos concurrents directs du classement « corpo ». Arthur me tape la main et part pour claquer ses 15.6 km en 59 min. Un super temps ! Nos sommes alors sur le podium ! Gwen termine sa course non sans souffrances en 1h24, puis nous entamons tous les 4 les derniers 700m avant de passer sous l’arche d’arrivée. Nous sommes 19ème au général et 3ème des équipes corpos !

Apres un bon aligot saucisse et la cérémonie de remise des prix, il est temps de rentrer. Je me souviendrai de ces belles rencontres du 31 janvier 2016 lors de ma première course de « routard », de notre podium inattendu mais mérité ainsi que de l’ambiance magnifique qui planait au dessus du parc des expos de Castres ce jour là.

 

 

 

 

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2 réflexions sur “Ronde givrée 2016 – Intérieur course

  1. Jérémy 2 février 2016 / 15 h 44 min

    Bonjour et merci pour ce retour d’expérience!

    Avez vous prévu de participer au forest trail de Boucone samedi?

    J'aime

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