Salagou 2015 – La performance c’est parfois de savoir dire stop.

Le recit de Christophe

La performance c’est parfois de savoir dire stop.

Après une expérience dantesque sur ce même parcours L, il y a un an, il y avait de grande chance de faire un bien meilleur chrono. C’était sans compter sur une nouvelle vague de chaleur insupportable.

Déjà, la veille, Marion m’avertissait depuis son vélo au retour de sa boucle M. « Cette chaleur c’est l’enfer, je n’avance pas … », et pour cause.

Cette année, grâce à notre club, le TLT, la préparation natation est bonne et les sorties vélos ont été pertinentes. Ma coach personnel est là aussi pour me supporter et m’encourager quand la tête n’y est plus.

Retrait du dossard la veille, reconnaissance du lieu ou plutôt mise en condition sur le site, couché tôt et départ de bonne heure le matin. Toutes les conditions sont réunies pour livrer une belle bataille.

La natation s’effectue donc sans encombre. Les bras passent bien, les bouées de passage sont bien visibles. Beaucoup de plaisir à glisser sur les eaux du Lac du Salagou, 31’58 plus tard c’est la transition. Je suis dans mon objectif de temps et surtout je sors 6 minutes de mieux que l’année dernière. Ma coach est là pour me donner mon temps de natation, que du bonheur.

Mais dans le parc à vélo on sent déjà la chaleur s’installer, La première boucle se fait bien, la chaleur est oppressante, la montée de BRENAS passe, la descente et le retour de la première boucle se font. Le corps, lui marque le coup, deuxième boucle, deuxième course. Différente, dur, les jambes s’affolent, la tête têtue résiste. Deuxième montée de BRENAS, tout est différent. Du feu tombe du ciel, écrase mes épaules, insupportable, caniculaire, plus de jus, plus de cannes. Arrêt au ravitaillement, remettre les idées au clair, boire, s’arroser et repartir. La descente est rapide mais le passage d’Octon est douloureux, coup de barre. Il faut puiser encore et encore. Aller je suis au pays de mon enfance, cette route je l’ai fait mille fois en vélo. Le retour ce fait parce qu’il doit ce faire. La tête est plus incertaine, le corps donne tout, jusqu’à quand ?.

Le parc à vélo est là, 3h50’ plus tard et seulement une minute de plus que sur la précédente épreuve. C’est un signe. Transition éprouvante, plus rien dans les jambes, première montée, premier arrêt. Marcher, respirer, la chaleur est là oppressante, sournoise, empêchant toute récupération. Premier ravitaillement, mon coach est là. Elle analyse, interroge, interpelle, remet en question, alerte. Décision est prise de terminer cette première boucle et de s’arrêter dans cette terre rouge qui sur le cout ne m’inspire plus. Le retour de la boucle est dantesque, l’orage gronde, des rafales de vents, la température qui chute d’un seul coup. La première boucle se termine. Plus de plaisir et déjà six heures d’efforts. Les questions simples se posent : refaire un quand même un deuxième tour en une heure, déjà dans le dur depuis longtemps, puiser encore dans mes réserves. Il faut s’arrêter, être sage et respecter son intégrité. Six heures que je maltraite mes jambes, mes bras. Profiter maintenant d’un repos mérité.

Le lendemain se sera un bain en Méditerrané, mais aussi une semaine difficile, de la fatigue, de l’épuisement et de la lassitude. Il fallait s’arrêter, c’était sage.

Laisser un message sur le site de l’organisateur pour l’interpeller sur l’heure beaucoup trop tardive du départ … et 40 abandons sur 440 participants, j’espère que l’organisation de 2016 en tiendra compte.

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2 réflexions sur “Salagou 2015 – La performance c’est parfois de savoir dire stop.

  1. bousquet 12 juillet 2015 / 18 h 39 min

    Heureusement qu’il y a un Playboy dans ce club ….

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  2. Marie 12 juillet 2015 / 19 h 59 min

    Comment il se la pète !!! Bravo Christophe !!! Les victoires sont en chacun de nous et pas forcément sous une ligne finisher !!! Le respect de soi-même en est l’illustration. Je te nomme « sage » du club !!!
    Bravo aussi pour la Mountagnole, fallait se l’enquiller cette année, l’année prochaine on finit par Beille, a piece ou cake !!!!
    Toutes les aventures sont belles à vivre, tant qu’elles nous font progresser !!
    Marie

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